Actualitzacions, comentaris, impressions, intuïcions, expectatives de La Terra d'Enlloc - Produccions Utopia - Mundus Imaginalis - Textos de la Literatura Universal
dijous, 28 de març del 2013
TdE194. Salvador Jàfer. Jardí secret
Un cansament de segles.
Una nostàlgia d'ales.
Un perfum oblidat.
Una flor maleïda.
Un pensament obscé.
Una aurora translúcida.
Un jardí entre l'ocàs.
Una esperança vana.
Una terra impol·luta.
I la secreta harmonia del cor.
dissabte, 17 de novembre del 2012
TdE193. Salvador Jàfer. Les hores concèntriques
On ha anat a parar tot això i allò i allò altre?
Qui som, qui érem i què serem?
Què se n'ha fet, de les hores concèntriques?
Què se n'ha fet, de les ones desertes?
Què se n'ha fet, dels espills i les llunes?
Què se n'ha fet, de les albes no vistes?
diumenge, 11 de novembre del 2012
TdE192. Salvador Jàfer. Imperfecta vida meua
feta de ponents i d'albes,
de camins inexplorats
i d'hores sense destí.
Qui habitarà després de mi aquest desert?
Qui nodrirà aquestes llums i aquestes ombres?
Finalment sabrem que anem cap a l'hivern
i ja no podrem fer-nos arrere.
I si evoquem els qui no són entre nosaltres, percebran els nostres crits desesperats?
Amb la mateixa suavitat de sempre l'hivern ens cobrirà.
dijous, 26 d’agost del 2010
TdE149. Definicions de poesia
1. Una tradició sufí del profeta Muhàmmad, contrapunt del seu propi punt de vista sobre "els poetes", expressat en la sura XXVI, vv. 224-226 de l'Alcorà: "Pel que fa als poetes, els segueixen els extraviats. No els has vistos que erren per totes les valls i diuen el que no fan?". Diu la tradició sufí abans esmentada:
2. Aquesta sembla del mateix Nykl, ja que no duu cap autoria.
"UN POEMA ÉS LA IMATGE MATEIXA DE LA VIDA EXPRESSADA EN LA SEVA FORMA ETERNA."
3. I finalment, una definició de P. B. Shelley en la seua Defensa de la Poesia:
"LA POESIA ÉS, DE FET, UNA COSA DIVINA. ÉS ALHORA EL CENTRE I LA CIRCUMFERÈNCIA DEL CONEIXEMENT; ÉS ALLÒ QUE ABASTA TOTA CIÈNCIA, I ÉS ALLÒ A QUÈ TOTA CIÈNCIA S’HA DE REFERIR."
diumenge, 17 de gener del 2010
TdE123. [Poesia] Paul Valéry: Le cimetière marin
Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux!
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d'imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l'abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d'une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l'âme,
Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit!
Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m'accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l'altitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l'âme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d'orgueil, après tant d'étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m'abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir.
L'âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d'ombre une morne moitié.
O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d'un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l'événement pur,
J'attends l'écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l'âme un creux toujours futur!
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l'attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!
Chienne splendide, écarte l'idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!
Ici venu, l'avenir est paresse.
L'insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d'absence,
Et l'amertume est douce, et l'esprit clair.
Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu n'as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L'argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L'art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge
Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N'est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!
Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu'importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d'appartenir!
Zénon! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!
M'as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m'enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l'âme, Achille immobile à grands pas!
Non, non! . . . Debout! Dans l'ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l'onde en rejaillir vivant.
Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l'étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!
Vikipédia
Traduccions al català:
- VALÉRY, Paul: El cementiri marí i altres poemes [Le Cimetière marin et autres poèmes]. Barcelona: Empúries, 1984.
- ARIMANY, Miquel: Versions de poesia (1986) amb poemes d'Oscar Wilde, Paul Valéry i Thomas S. Eliot.
Josep Maria Ripoll
Poeta i crític literari
dijous, 5 de novembre del 2009
TdE114. [Poiesis] Nit de novembre
busca recer en algú més enllà de mi mateix.
I la nit navega més enllà de si mateixa
i s'estranya de veure's reflectida en núvols espurnejants.
I una ombra qualsevol em pregunta què faig ací,
i jo me'n fuig cap al paratge més inhòspit de la meua incertesa.
I el que no gose dir no ho diré mai
i servaré el secret entre els meus llavis
i m'enduré els meus somnis a la runa.
dijous, 3 de setembre del 2009
TdE097. Cartell: La poesia de la ciència
Museu da Ciência. Universidade de Coimbra
Nuvens não são esferas, montanhas não são cones, linhas costeiras não são círculos e a casca de árvore não é macia, nem os relâmpagos viajam em linha recta. Coimbra: agost de 2009
dimarts, 30 de desembre del 2008
TdE071. Complanta
dilluns, 11 d’agost del 2008
TdE055. Per què?
dimarts, 29 de juliol del 2008
TdE054. F. Petrarca. Sonetto XXVIII
divendres, 27 de juny del 2008
TdE051. Folgore da San Gimignano. Di giugno
dimarts, 24 de juny del 2008
TdE050. Henri Michaux. Icebergs
ICEBERGS
Icebergs, sans garde-fou, sans ceinture, où des vieux cormorans abattus et les âmes des matelots morts récemment viennent s'accourder aux nuits enchanteresses de l'hyperboréal.Icebergs, Icebergs, cathédrales sans religion de l'hiver éternel, enrobés dans la calotte glaciaire de la planète Terre.
Combien haut, combien purs sont les bords enfantés par le froid.
Icebergs, Icebergs, dos du Nord-Atlantique, augustes Boudhas gelés sur des mers incontemplées, Phares scintillantes de la Mort sans issue, le cri éperdu du silence dure des siècles.Icebergs, Icebergs, Solitaires sans besoin, des pays bouchés, distants, et libres de vermine. Parents des îles, parents des sources, comme je vous vois, comme vous m'êtes familiers...
1934
ICEBERGS
Icebergs, sense barana, sense cintura, on tot de vells cormorans abatuts i les ànimes dels mariners morts recentment vénen a repenjar-se durant les nits encantadores de l'hiperbori.
Icebergs, icebergs, catedrals sense religió de l'hivern eternal, abrigats en el casquet glaçat del planeta Terra.
Que alts, que purs que són els teus bords infantats pel fred!
Icebergs, icebergs, espatlla del Nord-Atlàntic, augustos (1) budes glaçats sobre mars incontemplades, Fars resplendents de la Mort sense sortida, el crit desenfrenat del silenci fa segles que dura.
Icebergs, icebergs, Solitaris sense necessitat, països tancats, distants i lliures de porqueria. Pares de les illes, pares de les deus, com us veig, com em sou familiars.
1934
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Henri Michaux. La nit es mou. Versió de Manuel de Pedrolo. Frontispici i il·lustracions de J. Pla-Narbona. Barcelona. Editorial Rocas. Beatriu de Dia, 4. 1966. Traducció al català: pàg. 54. Text francès: pàg. 77.
Salvador Jàfer. Traducció de tres poemes de Plume.
Salvador Jàfer. Navegant obscur: Oceans. Dimarts, 24 de juny de 2008, dia de sant Joan. (1) En la versió de Manuel de Pedrolo apareix aquest adjectiu en la forma augustes. Com que la paraula buda és masculina, la forma normativa acceptada actualment hauria de ser augusts o augustos.dilluns, 23 de juny del 2008
TdE049. Garcilaso. Soneto XXVII
diumenge, 22 de juny del 2008
TdE048. Gaucelm Faidit. Fort chauza es...
Fortz chausa es que tot lo major dan e·l major dol, las! qu'ieu anc mai agues, e so don dei tostemps planher ploran, m'aven a dir en chantan e retraire, [5] car selh qu'era de valor caps e paire, lo rics valens Richartz, reys dels engles, es mortz; ai Dieus! quals perd'e quals dans es! quant estrangz motz, quan salvatge a auzir! Ben a dur cor totz hom qu'o pot suffrir.
II[10] Mortz es lo reys, e son passat mil an qu'anc tan pros hom no fo ni no·l vis res, ni mais no er nulhs hom del sieu semblan, tan larcs, tan pros, tan arditz, tals donaire; qu'Alichandres, lo reys que venquet Daire, [15] no cre que tan dones ni tan mezes ni anc Charles ni Artus tan valgues, qu'a tot lo mon se fes, qui·n vol ver dir, als us duptar et als autres grazir.
IIIMeravil me del fals secgle truan [20] co·i pot estar savis hom ni cortes, pus ren no·i val belh ditz ni fait prezan; e donc, per que s'esfors'om pauc ni guayre? Qu'era nos a mostrat Mortz que pot faire, qu'a un sol colp a lo mielhs del mon pres, [25] tota l'onor, totz los gaugz, totz los bes; e pus vezem que res no·i pot guandir, ben deuri'om meins duptar a murir.
IVAi! senher reys valens, e que faran hueimais armas ni fort tornei espes [30] ni ricas cortz ni belh don aut e gran, pus vos no·i etz, qui n'eratz capdelaire? Ni que faran li liurat a maltraire, silh qui s'eran el vostre servir mes, qu'atendion que·l guazardos vengues? [35] Ni que faran cilh, que·s degan aucir, qu'aviatz faitz en gran ricor venir?
VLonga ira e avol vida auran e tostemps dol qu'enaissi lo es pres e sarrazi, turc, payan e persan [40] que·us duptavon mais qu'ome nat de maire, creisseran tan d'erguelh e lur afaire que plus tart n'er lo sepulcres conques; mas Dieus o vol, que, s'il non o volgues e vos, senher, visquessetz, ses falhir [45] de Suria los avengr'a fugir.
VIHueimais non ai esperansa que·i an reys ni princeps que cobrar lo saubes; pero tug silh qu'el vostre loc seran, devon gardar cum fos de pretz amaire [50] e qual foron vostre dui valen fraire, lo Joves Reys e·l cortes coms Gaufres; e qui en loc remantra de vos tres, ben deu aver aut cor e ferm cossir de far bos faitz e de socors chauzir.
VII[55] Ai! senher Dieus, vos qu'etz vers perdonaire, vers Dieus, vers hom, vera vida, merces, perdonatz li, que ops e cocha l'es, e non gardetz, Senher, al sieu falhir, e membre vos com vos anet servir!
Font: Martí de Riquer, Los trovadores. Historia literaria y textos, II, Barcelona: Editorial Planeta, 1975, pàgs. 770-773).dissabte, 21 de juny del 2008
TdE047. Ausias Marc. Poema LXXVII
TdE046. M. V. Marcial. Epigrama
divendres, 20 de juny del 2008
TdE045. Otos. Nits d'Estiu a la Fresca
dissabte, 14 de juny del 2008
TdE043. Anònim. Cant dels romeus

[I]
Rosa plasent,
solell de resplendor,
stela lusent,
[4] joel de santa amor,
topazis cast,
diamant de vigor,
rubís millor,
[8] carboncle relusent,
[II]
lir transcendent
sobran tota altra flor,
alba jausent,
[12] clardat senes foscor:
en tot contrast
ausits li pecador;
a gran maror
[16] est port de salvament.
[III]
Aigla cabdal
volant pus altament,
cambra reial
[20] del gran Omnipotent:
perfaitament
aujats mon devot xant;
per tots preiant,
[24] siats-nos defendent.
[IV]
Sacrat portal
del Temple permanent,
dot virginal,
[28] virtut sobrexcel·lent:
que l'Occident,
qui ens va tots jorns gaitant,
no puixe tant
[32] que ens face vós absent.
Text: R. Aramon i Serra, «Els cants en vulgar del Llibre vermell de Montserrat», Miscel·lània Anselm M. Albareda, II, Montserrat, 1964. Dins Poesia catalana medieval, a cura de J. L. Marfany, («Antologia Catalana», 24), Edicions 62, Barcelona, p. 35.
dimarts, 10 de juny del 2008
TdE042. Josep Porcar i la poesia fan un salt endavant a la xarxa
Autor: Josep Porcar
Edició digital: www.porcar.net. Pàgines: 85.
Internet com a suport o recurs de la literatura té possibilitats infinites que hem de saludar amb entusiasme i no tancar-nos en el misoneisme o por a la novetat. Ara bé, al mateix temps, hem de ser plenament conscients dels perills de la xarxa, que em sembla que són principalment dos: una immediatesa excessiva que pot persuadir-nos a donar a conèixer textos inacabats i una absolutament falsa exigència de la presència sovintejada de l'autor que genera una fictícia necessitat de crear textos constantment. La xarxa és plena de textos indignes i sobrers, que tenen la pretensió de ser literatura.
Sortosament, aquest no és gens el cas del nou recull del poeta valencià Josep Porcar, Els estius, bellament editat i penjat a la xarxa des del mes de febrer i que es pot descarregar fàcilment a través del blog de l'autor, Salms, que trobaran a www.porcar.net. Els estius és un poemari fet i dret que hauria de ser l'orgull de qualsevol editor en qualsevol mitjà.
I aquest és el problema. Porcar ha decidit autoeditar-se el llibre perquè s'ha cansat d'arrossegar-se pels premis amb la filosofia del «si no guanyes no publiques» i s'ha atipat del joc del tràfic d'influències i de l'agonia del món de l'edició de poesia. Aquest gest podria induir algú a pensar que el llibre de Porcar és un subproducte líric i que la seva actitud correspon a la típica situació de si la guineu no les pot haver diu que són verdes.I res més lluny de la veritat en el cas que ens ocupa.
Els estius és un sòlid i completíssim poemari de més d'una quarentena de composicions que estan repartides, amb ordre, en quatre seccions ben definides. El títol i el punt de partida del llibre procedeixen d'uns versos de Salvador Espriu que fan «Al meu record arriben olors de mar vetllada per clars estius. Perdura en els meus dits la rosa que vaig collir. I als llavis, oratge, foc, paraules esdevingudes cendres». El llibre intenta copsar i fixar els moments de la percepció de la bellesa de la vida i de la felicitat humana, salvant-los de la devastació segura i implacable del pas del temps.
Al bell mig d'aquest procés el poeta s'adona que la bellesa i la felicitat no existeixen com a béns aïllats perquè la mateixa consciència que ens els fa percebre és l'agent que també ens mostra la cara més dura i hostil de la vida. I a partir d'aquí el poeta s'adona també que la bellesa i la felicitat mai són completes perquè nosaltres mateixos som éssers escindits, part diví, part infernal com sabia i predicava el visionari William Blake. Com a conseqüència, Els estius, és un llibre serè, líric, bell, per un costat, i realista, brutal i dramàtic, de l'altre. L'autor ha llogat una casa d'estiu per fugir de la ciutat i gaudir de l'estiu en pau però troba, com Kavafis o Hardy, que no hi ha fugida possible perquè la vida és exactament la mateixa arreu.
Des de La culpa (2008) que Porcar no havia publicat un llibre. Amb Els estius la seva poesia i la poesia a la xarxa fan un salt qualitatiu.
